OL 1-0 Lille !!! Merci Fred ... Tu nous rejoind en forme ça fais trop plaisir...

OL 1-0 Lille !!! Merci Fred ... Tu nous rejoind en forme ça fais trop plaisir...
A trois jours du déplacement à Manchester, à une semaine de la réception de Bordeaux, le moins que l'on puisse dire est que ce succès au Stade de France face à Lille arrive à point nommé pour les Lyonnais. Cela faisait en effet plus de trois mois que l'OL n'avait plus connu le goût de la victoire en Ligue 1 à l'extérieur (depuis le succès à Rennes le 24 novembre 2007, 2 – 0), condition pourtant indispensable pour envisager un septième sacre de champion de France au printemps. Cette victoire relègue les Girondins de Bordeaux, qui accueilleront le PSG demain à 21h, à 6 points. Conséquence : le choc au sommet entre Rhodaniens et Garonnais, à Gerland le 9 mars, ne devrait pas modifier la hiérarchie hexagonale. De quoi envisager l'autre chantier, la Champions League, et le déplacement à Manchester, mardi, l'esprit libéré.

Cette victoire à Saint-Denis, prolonge en effet idéalement la bonne série entamée par une prestation concluante face à Manchester (1 – 1) et un succès face à Metz (2 – 0). Pourtant, il n'est pas sûr qu'Alain Perrin y voie plus clair sur la composition du onze qu'il alignera face aux Diables Rouges. Les prestations de Cris, Fred et Bodmer pourront-elles inciter l'entraîneur lyonnais à les titulariser à Old Trafford alors qu'aucun des trois n'avait débuté le match aller ?

Pour son premier match en compétition officielle depuis le 11 aout 2007 (défaite à Toulouse 0 - 1), le défenseur brésilien attendit trois minutes avant de toucher son premier ballon mais la suite fut impressionnante. De là à postuler à une place de titulaire dans trois jours à Manchester ? La question ne manquera pas d'être posée dans les prochaines heures.
Après une partition convaincante face à Metz la semaine dernière, Mathieu Bodmer a, lui, remis ça face à ses anciens coéquipiers. Il y a peu, le grand blond aux chaussures grises avait demandé du temps de jeu au milieu de terrain pour enfin montrer l'étendue de son talent. Force est de constater qu'il n'avait pas menti.
Et que dire de Fred, auteur de son troisième but en deux matchs? Une nouvelle fois remarquable dos au but et surtout juste dans la zone de vérité, le Brésilien a marqué les esprits en inscrivant l'unique but de la rencontre, dans le stade où il avait passablement agacé la saison dernière en finale de la Coupe de la Ligue face à Bordeaux. Lille réussit décidément bien au « matador » auriverde qui affiche un bilan de 4 buts marqués lors de ses 3 dernières rencontres face aux Nordistes. Ce soir, sa frappe soudaine dans le petit filet de Sylva a suffi au bonheur des Rhodaniens et éclairé une première période fermée (37e). En effet, si cet affrontement entre dans l'histoire pour ses 78 000 spectateurs, les quarante-cinq premières minutes ne devraient pas rester dans les mémoires. Entre le leader de la Ligue 1 et une formation lilloise qui restait sur 10 matchs sans revers le début de cette rencontre-anniversaire accoucha d'une souris. A l'exception de Fred qui, avant d'ouvrir le score, avait vu sa tête s'enfuir à gauche du but de Sylva (28e), seul Bastos frappa au but, au dessus (23e).

La seconde période fut en revanche bien plus ouverte. Les Lyonnais auraient pu doubler la mise dès le retour des vestiaires mais Benzema, seul face à Sylva, ne cadra pas (51e) ; parti de sa propre moitié de terrain, Mathieu Bodmer élimina la défense lilloise mais dévissa sa frappe (56e); Sylva claqua ensuite le tir de Hatem Ben Arfa (82e), entré à l'heure de jeu à la place de Benzema.

Si ce résultat donne plus d'épaisseur aux ambitions hexagonales et continentales des Lyonnais, il enfonce en revanche un peu plus les joueurs de Claude Puel dans leurs doutes. Les Dogues peuvent s'en vouloir de s'être réveillés trop tard, concentrant la quasi-totalité de leurs offensives sur la dernière demi-heure. Après que Cris eut dégagé sur sa ligne une tentative de Frau (47e), ce dernier frappa sur la barre (60e); la reprise de volée de Kluivert passa à coté (64e), tout comme le missile aussi lointain que puissant de Tafforeau (68e); Bastos vit ses tirs dévié par Bodmer (71e), capté par Grégory Coupet (84e) et s'enfuir au ras du poteau (91e).

En négociant parfaitement le virage lillois, les Lyonnais se sont en tout cas mis dans les meilleures conditions pour atteindre les sommets qu'ils se sont fixés. Leur printemps pourrait ainsi être particulièrement doux s'ils parvenaient à enflammer leur fin d'hiver.

# Posté le dimanche 02 mars 2008 05:37

OL 2 - 0 Metz !!! Merci Fred

OL 2 - 0 Metz !!! Merci Fred
Des diables à la lanterne... un fossé les sépare, seule la couleur « rouge » les regroupe... Rouge comme la position des condamnés à la L2 la saison prochaine, aujourd'hui adversaires de l'OL. Rouge, comme le carton infligé au racisme par les joueurs de L1 qui arboraient ce soir un t-shirt portant l'inscription « Plus jamais ça » suite à des histoires de couleurs...

Un fossé de 40 points sépare dorénavant les Grenats des « Rouge et Bleu » suite à une rencontre sans point d'interrogation. Après neuf minutes dans le camp visiteur, Fred annonçait la couleur en inscrivant son premier but en championnat et permettait à l'OL de souffler un peu en attendant le résultat des Girondins, demain. Alors émoussés les Lyonnais ? La rencontre face à Manchester a laissé quelques traces et les différents changements opérés par Alain Perrin luttaient, tant bien que mal, afin que la fatigue ne se fasse pas trop sentir chez les Olympiens qui digéraient tout juste la débauche d'efforts éprouvée en Champions League.

La mission difficile des Messins s'annonçait alors impossible. Reste alors l'envie de se montrer, le plaisir de jouer et la charge de stupides records à ne pas endosser. Dans cette optique, Pjanic faisait de son mieux, en vain. Babacar Gueye tentait de mettre à profit les quelques ballons négociables, sans plus de réussite.

Sa remise sur Renouard dans la surface aurait pu valoir son pesant d'or mais le lorrain croisait trop sa frappe pour inquiéter le gardien de l'équipe de France (35'). Un coup franc bien enroulé de Pjanic aux 25 mètres était repoussé par le poing droit de Coupet au prix d'une belle horizontale (43'). L'international, peu sollicité en cette première période, conservait sa cage inviolée avant de rejoindre les vestiaires tandis que son homologue messin avait payé le prix de la complicité des deux attaquants lyonnais. Fred et Benzema se trouvaient régulièrement dans le jeu. Après un une-deux soutenu par un brin de réussite, Benzema parvenait à remiser sur Fred qui trompait Marichez à bout portant, du bout du pied (9').

En seconde période, Pjanic, lancé dans la surface, ne trouvait pas le cadre (61') et Gygax, en fin de rencontre, tombait sur Coupet (90').

Côté lyonnais Fred avait doublé la mise sur un ballon en profondeur de Mathieu Bodmer. Marichez était pourtant bien sorti dans ses pieds mais le Brésilien avait suffisamment piqué son ballon pour exprimer sa joie pleinement devant 37 281 supporters.
Toulalan se heurtait au portier Grenat après un une-deux avec Benzema (63'). L'heure des changements était arrivée : Benzema, Källström et Govou cédaient leurs places à Keita, Juninho et Ben Arfa (70'). La fraîcheur se faisait alors ressentir côté lyonnais au grand damne du portier messins qui voyait alors son travail doubler de volume. Ben Arfa ne trouvait pas le cadre des 20 mètres ou d'un centre-tir angle fermé (75' ; 80') Quant à Juninho, il n'était pas loin d'inscrire son 4ème coup franc face aux Lorrains. Il forçait Marichez à une belle claquette puis à s'allonger avec précaution (84' ; 87').

Les Lyonnais ont fait le métier, d'une équipe remaniée entre suspension, repos et convalescence. Crosas (suspendu), Cris (ischio-jambiers), Grosso (coup au genou) et Delgado (fièvre) sont restés à la maison. L'essentiel a été assuré face à une équipe déjà annoncée en L2. Maintenant, jetons un petit ½il du côté du stade Chaban-Delmas voir si la distance de sécurité est respectée dans le rétroviseur lyonnais.

# Posté le dimanche 24 février 2008 05:12

Ligue des Champions OL 1-1 Manchester !!! Magnifique but de Benzema...

Ligue des Champions OL 1-1 Manchester !!! Magnifique but de Benzema...
C'était moins trois. C'était la 87e minute. L'exploit était tellement proche... Il semble désormais beaucoup plus difficile à réaliser. Et comme souvent en football, cela s'est joué à un rien : à un ballon qui rebondit sur Fred et revient comme par miracle sur Tevez esseulé au second poteau. L'OL n'a peut être aujourd'hui pas suffisamment de certitudes dans son jeu pour résister à la poussée d'une formation mancunienne qui s'est fait peur et craignit jusqu'à 3 minutes de la fin d'être tombée dans un traquenard. En lieu et place d'un OL moribond et impuissant, Manchester United se heurta en effet longtemps à une formation généreuse, symbolisée par les deux sauvetages de Boumsong devant Ronaldo et Scholes (3e et 27e), à la rigueur retrouvée, qui crut durant plus d'une demi-heure qu'elle allait traverser la manche dans deux semaines nantie d'un sérieux avantage.

Alors, certes, la qualification ne s'est pas envolée, mais elle s'est tout de même singulièrement éloignée lorsque Tevez a trompé Grégory Coupet à bout portant. Un but qui pèse lourd dans la balance et contraint les coéquipiers de Juninho à un exploit à Old Trafford, le 4 mars. Les Lyonnais ne pourront en tout cas pas dire qu'ils n'étaient pas prévenus : deux ans après avoir fait trembler le Milan AC, ils ont de nouveau gouté à l'amère déception de l'estocade dans les ultimes minutes. C'est probablement injuste, Manchester n'ayant qu'en de rares occasions inquiété Grégory Coupet, mais marquer le but qu'il faut au moment où il le faut fait partie de la panoplie des grandes équipes. Depuis leur dernier succès en finale de la Ligue des Champions en 1999, on sait que les Red Devils sont de celles-ci et n'abdiquent jamais. Ils l'ont encore démontré ce soir.

Statistiquement, les coéquipiers de Cristiano Ronaldo, nonchalant à l'excès, quittent le Rhône en position favorable. Moralement, s'ils peuvent légitiment nourrir des regrets, les Lyonnais sont certainement regonflés. Durant la quasi intégralité de la rencontre, ils ont en effet tenu la dragée haute à des Mancuniens annoncés brillants et virevoltants, pour lesquels Lyon ne devait constituer qu'un point de passage obligé sur la route de bien plus sérieux et glorieux combats. Sur un plan défensif, notamment, l'OL est parvenu à museler la redoutable attaque de Manchester. Il s'en est ainsi fallu de peu que le leader de la Ligue 1 ne devienne la quatrième équipe seulement à ne pas concéder de but à son homologue anglais, la première en Ligue des Champions cette saison.

Grégory Coupet repoussa longtemps l'échéance en remportant son face à face avec Rooney (25e) puis en boxant le coup franc de Ronaldo (44e). Surtout, en claquant l'ultime coup de pied arrêté du Portugais. Mais, dans l'ensemble, les Lyonnais ont bien contenu les Red Devils, le choix d'Alain Perrin de titulariser François Clerc sur le flanc droit de l'attaque s'avérant payant, Cristiano Ronaldo ne se montrant pas assez persévérant offensivement pour gêner Fabio Grosso, guère plus généreux défensivement pour empêcher les montées de l'international italien dont le centre fit passer le premier frisson dans la défense mancunienne (7e). Pour freiner les velléités (trop) prononcées de son traditionnel quatuor offensif, Alex Ferguson avait opté pour un milieu renforcé, Anderson densifiant l'entrejeu mancunien au détriment de Tevez. L'affrontement de deux tactiques avant tout destinées à annihiler le pouvoir de nuisance adverse pouvait difficilement accoucher d'une rencontre débridée. L'entame de match fut ainsi fermée et il fallut attendre le changement d'aile de Cristiano Ronaldo pour voir Sidney Govou prendre régulièrement son couloir et le meilleur sur Brown, et fissurer le compact enchevêtrement du milieu. Sur un coup franc obtenu par le numéro 14 lyonnais, Juninho inquiéta Van der Sar (20e). Durant 5 minutes, les Lyonnais firent feu de tout bois. Sur un centre d'Anthony Réveillère, Rio Ferdinand fut tout proche de tromper son gardien (23e). Surtout, sur une passe en retrait de François Clerc, Karim Benzema enleva trop sa frappe (26e).

Dans une rencontre pauvre en occasions, les Anglais auraient bien fait de se méfier de l'avertissement du meilleur buteur rhodanien. Car sa seconde tentative fut la bonne. Aux 16 mètres, il fixa la défense mancunienne et décocha une frappe victorieuse du gauche (55e). Les Lyonnais auraient ensuite pu prendre un avantage définitif mais le coup franc lointain de Juninho rasa le poteau (68e) et Hatem Ben Arfa frappa au dessus (86e). Au lieu de ça, c'est Tevez qui surgit au bout du temps réglementaire (87e).

Il fallait un double exploit pour franchir l'obstacle mancunien. Un seul suffit désormais, sans que l'on puisse dire que ce soit plus facile pour autant. Seule la teneur change : Benzema et les siens devront marquer au moins une fois dans le « Temple des rêves ». Cette saison l'OL a remporté deux de ses trois déplacements en Ligue des Champions. A la lumière de ce qu'il a montré ce soir, pourquoi pas ?


# Posté le jeudi 21 février 2008 05:46

Le Mans 1-0 OL !!! Rendez vous mercredi pour la ligue des champions...

Le Mans 1-0 OL !!! Rendez vous mercredi pour la ligue des champions...
Cette semaine, les Lyonnais ont bien tenté d'évoquer le moins souvent possible Manchester, rappelant qu'avant le très attendu huitième de finale aller de Ligue des Champions se tenait un important déplacement au Mans.

Pourtant, sur la pelouse du stade Léon Bollée, ils ont donné l'impression d'avoir la tête ailleurs. En panne d'inspiration, sans envie ni sursaut d'orgueil, ils ont rendu une copie bien terne. Il fallait produire une prestation de qualité pour bien préparer la réception de Manchester : c'est raté. Il fallait se rassurer défensivement : c'est partie remise. Il faudra donc se montrer brillant et hermétique sur le tas.

Tout ne fut pourtant pas à jeter, notamment dans le domaine défensif. Le bloc lyonnais sembla longtemps en mesure de ramener le premier blanchissage en championnat depuis le déplacement victorieux à Rennes le 24 novembre 2007 (0 – 2). Mais un oubli a suffi à jeter une ombre au tableau : sur un centre de Camara, Yebda dévia de la tête pour De Melo qui reprit de volée pour tromper Coupet (71e). Jusqu'alors, Squillaci et les siens avaient pourtant plutôt bien contenu les assauts des Manceaux. Tour à tour, Sessegon et Matsui avaient crocheté François Clerc mais manqué de justesse dans la finition (7e et 37e), De Melo pas suffisamment appuyé sa tête (12e), Toto Squillaci dégagé en corner le centre tendu de Calvé (15e) et Coupet accompagné au dessus de sa transversale celui de Gervinho (22e). En seconde période, le portier rhodanien avait aisément capté les tentatives de Romaric (64e) et Gervinho (68e).

En revanche, en l'absence de Fred, cloué au lit par une angine, et Benzema sur le banc, le domaine offensif lyonnais ne brilla jamais par son imagination et son allant. Les leaders de la Ligue 1 traversèrent ainsi la première période sans parvenir à prendre le jeu à leur compte : deux frappes de Kim Källström contrées par la défense mancelle (12e et 21e) ; un tir hors cadre d'Hatem Ben Arfa (26e) ; deux coups francs de Juninho au dessus (32e) et sur Pelé (39e). Après la pause, le portier manceau capta la frappe lointaine d'Hatem Ben Arfa (49e) et De Melo contra la reprise en talonnade de Boumsong (56e). Plus inquiétant : après l'ouverture du score mancelle, les joueurs d'Alain Perrin ne se procurèrent pas la moindre occasion de but.

Malgré l'entrée en jeu de Karim Benzema et le passage en 4 – 4 – 2 après celle de Kader Keita à la place de Juninho, l'OL fut incapable d'inverser la tendance. Bien au contraire, ce sont les joueurs du MUC 72 qui auraient de nouveau pu tromper Grégory Coupet s'ils s'étaient montrés plus adroits et inspirés : Gervinho oublia De Melo et Matsui seuls sur sa gauche (76e) ; Coupet capta le coup franc de Romaric (81e) ; Sessegnon n'attrapa pas le cadre (84e) ; Gervinho négocia très mal un deux contre un (90e).

Malgré la pâle prestation offerte par les Rhodaniens, les motifs d'espérance demeurent. L'intensité de la Ligue des Champions n'a en effet rien à voir avec un match avancé de Ligue 1 au Mans, le rouge de Manchester devrait ainsi bien plus les inspirer que celui du MUC 72. Les plus optimistes rappelleront par ailleurs qu'avant leur inoubliable succès à Glasgow (3 – 0), les Lyonnais s'étaient inclinés à Caen (0 – 1), oubliant comme ce soir de jouer. Si ce non-match présage pas d'une débâcle face à Manchester United (dans le même temps vainqueur d'Arsenal 4 - 0) mercredi à Gerland, c'est parce que cet OL-là a autant de talent que de caractère. Hyde dans la Sarthe samedi, il possède suffisamment de technique et de folie pour se muer en Jekyll à Gerland mercredi

# Posté le dimanche 17 février 2008 06:30

OL 4-1 Sochaux !!!! Merci a Bodmer, Benzema et Govou pour vos buts !!!

OL 4-1 Sochaux !!!! Merci a Bodmer, Benzema et Govou pour vos buts !!!
Quels enseignements a bien pu tirer Sir Alex Ferguson, présent dans les tribunes de Gerland, du large succès de l'OL face à Sochaux (4-1) ? Tout d'abord, que c'est en position de leader de la Ligue 1 que les Lyonnais accueilleront Manchester dans 11 jours; grâce à ce succès aux dépens de Sochaux, l'OL conserve en effet ses 4 points d'avance sur Bordeaux. Autre statistique que n'a certainement pas manqué de relever le technicien écossais : si les coéquipiers de Grégory Coupet sont loin de se montrer rayonnants à l'extérieur, ils restent sur une série de 3 victoires consécutives à Gerland depuis près de deux mois. Le manager des Red Devils a aussi certainement vu qu'en seconde période, les champions de France ont souvent subi le rythme des Sochaliens, ne se procurant que trois véritables occasions ; pour autant de buts ! Il a enfin noté ce qu'il savait déjà : avec Juninho, l'OL est mieux que sans. Titulaire malgré une fracture du 5e orteil du pied gauche, le Brésilien a été déterminant sur les deux premiers buts lyonnais, avant de laisser sa place à Källström à un quart d'heure de la fin.

Il ne fallait pas trainer dans les allées de Gerland avant le coup d'envoi. Après à peine deux minutes de jeu, Hatem Ben Arfa transperça la défense sochalienne, sa talonnade ne trouva pas preneur mais permit à Juninho de déposer un corner sur le crane de Bodmer (2e, 1 – 0).

En première période, Sochaux dut se contenter des quelques miettes laissées par l'arrière garde lyonnaise au sein de laquelle Jean-Alain Boumsong disputait sa première rencontre à Gerland sous le maillot lyonnais. Seuls Isabey, d'une frappe dans les gants de Grégory Coupet (13e), et Dalmat d'un tir trop écrasé (34e), tentèrent leur chance. Mais faute de réalisme, ils laissèrent à leurs visiteurs l'espoir de ramener un point de leur deuxième visite de la saison à Gerland . A 20 mètres, Juninho frappa au dessus (20e); seul face à Richert, Karim Benzema ne cadra pas (22e); le portier doubiste boxa ensuite en corner le coup franc lointain de Juninho (28e); lancé en profondeur par Sidney Govou, Hatem Ben Arfa fut trop court (43e).

Et ce qui devait arriver arriva. Les puristes diront que tout but demande faute. Il n'empêche que certains semblent plus évitables que d'autres. Au départ, il y a une touche sochalienne sur le coté droit. Anthony Réveillère est prêt à remplacer Fabio Grosso. Ce dernier se dirige vers la ligne de touche pendant que N'Daw joue vite la remise en jeu pour Maurice-Belay dont le centre trouve Pancrate tout seul au second poteau (53e, 1 – 1).

Par la suite, les joueurs d'Alain Perrin se montrèrent longtemps incapables de prendre le jeu à leur compte. Ils auraient même pu lâcher quelques points en route si les Doubistes avaient mieux exploité leurs opportunités de doubler la mise. Coupet capta le tir d'Erding (56e) ; sur un centre d'Isabey, Toulalan dégagea devant l'attaquant sochalien (66e); la tête de Maurice-Balay s'enfuit à droite du poteau (81e); Erding fut ensuite à deux doigts d'intercepter le ballon dans les pieds du gardien lyonnais puis écrasa trop sa frappe (87e).

Sir Alex Fergusson n'était alors plus là. Pourtant, depuis sa finale victorieuse de la Ligue des Champions en 1999, il sait qu'il ne faut pas quitter un stade avant la fin de la rencontre. Il en a encore eu une démonstration ce soir. Car le finish des Olympiens fut dévastateur et riche en enseignements pour une arrière garde mancunienne souvent présentée comme le point faible de la « Red Army ». Juninho déposa son coup franc sur le poteau de Richert, le cuir revint sur Mathieu Bodmer pour son second but de la soirée (76e, 2 – 1). Fred se chargea ensuite de mettre en application ses affirmations selon lesquelles il pourrait jouer aux cotés de Karim Benzema. Il délivra tout d'abord une passe parfaite pour Sidney Govou qui nicha le ballon dans la lucarne (90e, 3 – 1). De la poitrine, il décala ensuite Benzema pour le 25e but de la saison toutes compétitions confondues de l'attaquant lyonnais (92e, 4 – 1).

# Posté le lundi 11 février 2008 06:42

Modifié le lundi 11 février 2008 13:26