Olympique Lyonnais 4-2 PSG...Merci Fred, Govou et Juninho...Triste pour la blessure de Benzema...

Olympique Lyonnais 4-2 PSG...Merci Fred, Govou et Juninho...Triste pour la blessure de Benzema...
L'OL file seul vers le titre à huit journées du terme de la saison 2007-2008 et à neuf longueurs des Girondins de Bordeaux. Paris reste relégable, à deux points du maintien.

Il y a des particularités à jouer après tout le monde. Il y a le confort de connaître le résultat de votre adversaire direct pour la conquête du titre et dans ce cas précis, il était d'autant plus agréable pour Lyon de savoir que Bordeaux avait lâché du lest la veille...contre Valenciennes (2-1).
A l'inverse du matelas de sécurité (9 points) qui départage aujourd'hui le leader de son dauphin, il y a l'éventuelle « pression » des concurrents directs comme c'est le cas entre Paris et ses partenaires aux portes de la relégation. Et la mauvaise nouvelle dans tout ça ? Elle venait de Marseille où Sochaux s'y était imposée d'un lob somptueux, laissant Paris dans le rouge.

Le club de la capitale n'avait plus d'autres choix que de ramener quelque chose de Gerland et leur plus grand espoir naquit juste avant la pause...
La première mi-temps démarrait dans un concerto d'occasions de part et d'autres : La tête de Squillaci ne trouvait pas le cadre (2') ; Fabio Grosso jouait une partition solo et tentait sa chance à 2 reprises avant que Fred ne reprenne victorieusement le second tir contré de l'Italien de la tête pour l'ouverture du score (9'). Le Brésilien inscrivait là son 5ème but de la saison.

Dans la foulé, Yepes, en pivot, ripostait mais ne parvenait pas à cadrer le cuir (10') ; Chantôme tombait sur Coupet (15') ; Benzema, à deux reprises, n'enroulait pas assez son cuir à l'entrée de la surface (16' ; 22'). Encore Chantôme puis bourillon se frottaient à Grosso et Coupet, qui les empêchaient de revenir au score (33') ; De l'autre côté du terrain, Keita n'était pas loin de lober Landreau de son couloir droit (34').

Piétiné par Camara, Karim Benzema se voyait dans l'obligeance de céder sa place à Sidney Govou (35'). Dans la foulé, Fréderico Chaves Guedes doublait la mise sur un service minutieux de Mathieu Bodmer. Son contrôle au milieu de Camara et Ceara lui permettait d'aller affronter, seul, Mickaël Landreau. Le reste n'était que poésie. L'OL récitait. Les supporters chantaient. Mathieu Bodmer en chef d'orchestre servait un nouveau caviar que Govou reprenait de volée, sans trouver le cadre. Et c'est sur une fausse note que les Gones retrouvaient les vestiaires lorsque Camara reprenait de la tête un corner de Rothen. L'espoir « parisien » naquit.

A la reprise, les espoirs s'amplifiaient lorsque Mr Kalt sifflait un penalty généreux en faveur des Parisiens. Rothen s'occupait de le transformer (52').
Le ballon se mettait à véhiculer d'un côté à l'autre du terrain. Cris sauvait les siens à deux reprises. La première fois proprement. La seconde fois, il voyait jaune (63'). Landreau sauvait son équipe devant Kader Keita (64') mais s'inclinait pour la troisième fois de la soirée devant Sidney Govou, magistralement bien servi par Mathieu Bodmer en une touche de balle (64') . Le numéro 14 ne se posait pas de question et donnait l'avantage aux Gones. Juninho clôturait la marque en étant à l'origine et à la conclusion d'une action d'école (71').

L'OL file seul vers le titre à huit journées du terme de la saison 2007-2008 et à neuf longueurs des Girondins de Bordeaux. Paris reste relégable, à deux points du maintien.

# Posté le lundi 24 mars 2008 12:37

Coupe de france Olympique Lyonnais 2-1 Sochaux !!! Merci a Benzema pour son doublé...

Coupe de france Olympique Lyonnais 2-1 Sochaux !!! Merci a Benzema pour son doublé...
En se qualifiant pour les quarts de finale de la Coupe de France, l'OL fait mieux que la saison dernière*. Pour la quatrième fois en dix ans, il atteint un niveau auquel il ne s'invite pas aussi souvent que sa domination en Ligue 1 le laisserait supposer. Au prochain tour, l'enjeu sera de taille : se hisser dans le dernier carré pour la première fois depuis 1998 ! A trois reprises lors des quatre dernières saisons, les huitièmes ont même constitué un écueil insurmontable pour les champions de France. Cette qualification constitue donc une rareté dans leur récente histoire en coupe, régulièrement interrompue trop précocement. Régulier, c'est également l'adjectif qui entoure Karim Benzema. Dans l'excellence convient-il d'ajouter. Une nouvelle fois, le meilleur buteur de Ligue 1 est le héros de la soirée lyonnaise. Mis en lumière, une fois n'est pas coutume, face à Monaco pour avoir manqué un but « tout fait », l'international français, auteur ce soir d'un doublé, a offert aux siens dans les arrêts de jeu la qualification en poussant au fond des filets un ballon qu'il semble aimanter (91e). Car quand ce n'est pas Benzema qui va au ballon, comme sur le premier but qu'il inscrivit après un somptueux contrôle de l'extérieur du pied, une conduite de balle délicieuse et une limpide frappe du gauche (55e), c'est le ballon qui va à Benzema, comme sur le second but.

Les Sochaliens crurent pourtant l'espace d'une minute endosser le rôle de l'arrosé arroseur. Eux qui, en championnat, ont encaissé à chaque fois deux buts dans les arrêts de jeu lors de leurs deux dernières visites en championnat à Gerland furent tout proches de pousser les Olympiens en prolongations grâce à une égalisation de Traoré (89e).

C'est raté mais il n'est toutefois pas certain que les joueurs de Francis Gillot regretteront longtemps le cafouillage sur un centre de Kader Keita qui permit à Benzema d'inscrire le but victorieux, son 27e de la saison avec l'OL. Pour Sochaux, cette défaite ne change en effet grand-chose. Les Doubistes ont d'autres préoccupations en tête que de défendre le trophée acquis la saison passée sous la houlette d'Alain Perrin. Preuve des ambitions mesurées des lionceaux, leur meilleur buteur, Erding, ne participa qu'au dernier quart d'heure. Rapidement privés de Bréchet, sorti après 3 minutes de jeu, ils ne semblèrent d'ailleurs jamais en mesure de faire chuter les Lyonnais. Avant l'ouverture du score de Benzema, N'Daw (8e) et Mathis (12e et 42e) hors cadre, et Sène dans les gants de Coupet (17e) avaient esquissé de timides tentatives. Une fois seulement, avant l'égalisation de Traoré, Grégory Coupet fut vraiment mis à contribution mais le portier international claqua magnifiquement la frappe enroulée de Pancrate (73e).

Il s'en est donc fallu de peu que les Rhodaniens disputent des prolongations qui n'auraient pas arrangé leurs affaires à quatre jours de la réception du PSG en championnat. Ils ne se seraient pourtant pas fait autant de frayeurs s'ils avaient su concrétiser leurs temps forts. Car sans être réellement oppressants, ils eurent suffisamment d'accès offensifs pour ne pas conditionner leur salut à leur rush final.

En première période, face à une formation sochalienne bien regroupée en 4 – 5 – 1, ils peinèrent à se montrer réellement dangereux. Mathieu Bodmer eut beau naviguer entre les lignes, Grosso et Clerc plonger dans le dos de Birsa et Pancrate, les joueurs d'Alain Perrin abusèrent du jeu long et ne parvinrent que trop sporadiquement à inquiéter Teddy Richert. Ce dernier capta le centre de Benzema dévié par Pancrate (7e), Govou dévissa sa reprise de la tête (11e), Karim Benzema écrasa trop sa frappe (14e), Källström trouva les gants de Richert (30e), enfin, après une ouverture en profondeur de Mathieu Bodmer, la frappe de Karim Benzema rasa la lucarne (38e).

Après leur ouverture du score, ils ne parvinrent pas plus à profiter des espaces laissés par les Sochaliens et se montrèrent bien trop imprécis dans le dernier geste pour s'épargner une fin de rencontre à suspense. A trois reprises, Källström faillit dans la finition (65e, 70e et 75e). Surtout, Richert remporta son face à face avec Benzema (73e) et stoppa la frappe au ras du sol de Bodmer (87e).

La suite, et fin, fut fulgurante et finit de doter les rencontres entre Lyonnais et Sochaliens d'un caractère « fou-fou ». Mais qu'importe le flacon, qu'importe la grosse frayeur tardive, les Rhodaniens sont en quarts de finale. Après trois victoires sur Créteil, Croix de Savoie et Sochaux, ils sont à mi-parcours d'un trophée qui les fuit depuis 35 ans.

# Posté le mercredi 19 mars 2008 09:16

Monaco 0-3 Olympique Lyonnais !!! Merci a Kader Keita pour son doublé mais aussi a Fred...

Monaco 0-3 Olympique Lyonnais !!! Merci a Kader Keita pour son doublé mais aussi a Fred...
La série de sept saisons sans succès des Lyonnais à Louis II a pris fin cet après-midi et, le moins que l'on puisse écrire, c'est que les joueurs d'Alain Perrin n'ont pas fait les choses à moitié. Très vite, leurs dominations tactique et technique ont suggéré que les Monégasques auraient toutes les peines du monde à la prolonger. Rapidement maitres du ballon et du tempo, les leaders de la Ligue 1 n'ont pas eu besoin de s'employer outre mesure pour faire mentir l'histoire, pas même de jouer plus d'une période, la première.

Les quarante-cinq dernières minutes ont ainsi parfois donné à ce match avancé de la 29e journée des allures de rencontre de pré-saison, les Rhodaniens se contentant de gérer leur avance, les Monégasques tentant, eux, sans réussite, de redorer quelque peu la triste image qu'ils trainent depuis 8 rencontres. Leur mauvaise passe se prolonge. Ils peuvent désormais dire adieu à leur rêve de vadrouiller sur les chemins européens la saison prochaine. Sur l'autre versant, coté lyonnais, tous les voyants sont au vert. Avec 9 points d'avance sur Bordeaux, qui recevra Strasbourg dimanche, les coéquipiers de Cris réduisent un peu plus l'écart qui les sépare de leur septième titre de champion de France d'affilée ; ils se rassurent également sur leur capacité à voyager avec succès. A l'exception de leur victoire au Stade de France face à Lille (1 – 0 le 1er mars), ils ne s'étaient en effet plus imposés en Ligue 1 sur une pelouse adverse depuis près de 4 mois (le 24 novembre à Rennes, 2 – 0). Une autre série qui a pris fin ce soir à Monaco.
Autre point positif : Alain Perrin a pu faire sortir Keita, Toulalan et Benzema en prévision de la réception de Sochaux en huitièmes de finale de la Coupe de France, mardi. Abondance de biens ne nuit pas. L'entraîneur lyonnais n'attendait certainement pas tant de ce déplacement à Louis II.

Malgré un bon début de championnat, les Monégasques n'ont pas pesé sur la course au titre. Battus quatre fois sur quatre par les deux premiers de la Ligue 1, les joueurs de Ricardo leur ont même permis d'accroitre singulièrement leur différence de buts. Etrillés il y a un mois à Louis II par les Girondins (0 – 6), ils ont une nouvelle fois ouvert les vannes. A la mi-temps, l'affaire était déjà entendue grâce à Kader Keita qui, profitant des errements de Muratori, s'était retrouvé à trois reprises seul face à Ruffier. Après un décalage de Benzema au centre du terrain, il avait transpercé la défense monégasque avant de loger sa frappe puissante dans la lucarne droite (20e, 0 - 1) ; la retombée d'une transversale de Bodmer, son tir avait heurté le poteau avant de revenir sur Fred seul aux six mètres (35e, 0 - 2) ; après un nouveau décalage de Mathieu Bodmer, il avait lobé le gardien monégasque (38e, 0 – 3). Auteur du quatrième but de la victoire lyonnaise face à Bordeaux, dimanche dernier, l'ancien Lillois suit actuellement une courbe pour le moins ascendante !

Volontaires mais trop imprécis, et dominés dans tous les compartiments du jeu, les Monégasques tentèrent ensuite de réduire l'écart mais Almiron enleva trop ses coups de tête (29e et 42e) puis vit Källström sauver sur sa ligne (48e) ; Piquionne et Nene se heurtèrent à Grégory Coupet (41e) ; Nene (43e) et Gakpe (77e) ne cadrèrent pas.

Les Lyonnais auraient quant à eux pu corriger plus durement les joueurs de la Principauté mais, à la retombée d'une ouverture de Källström, Keita trouva le petit filet de Ruffier (49e); surtout, au sortir d'un-deux avec Fred à l'entrée de la surface, Karim Benzema élimina le portier monégasque d'une feinte de frappe similaire à celle exécutée devant le Caenais Costil en Coupe de la Ligue mais tarda trop à pousser le ballon dans le but vide (75e).

Dans toute saison, il y a des tournants, des succès qui comptent plus que d'autres. Si la victoire face à Bordeaux, dimanche dernier, entre certainement dans cette catégorie, celle à Monaco est à ranger au rayon des confirmations : l'OL est bien lancé sur la voie royale.

# Posté le dimanche 16 mars 2008 15:30

Modifié le lundi 17 mars 2008 05:35

OL 4-2 Bordeaux !!! Merci Bodmer pour ton doublé mais aussi Benzema et Keita !!!

OL 4-2 Bordeaux !!! Merci Bodmer pour ton doublé mais aussi Benzema et Keita !!!
Face à Bordeaux, l'OL a remporté ce qu'on a coutume d'appeler un « match à six points ». A double titre puisque c'est très exactement l'avance que possède le leader de la Ligue 1 sur les Girondins. Au soir de la 28e journée, l'OL est dans la même situation que lors de la saison 2005/2006, nanti de deux victoires de plus que son dauphin bordelais. L'OL avait remporté son cinquième trophée de champion de France, les Girondins avaient terminé à la deuxième place. Il est bien entendu trop tôt pour prédire que l'histoire va se répéter mais force est de constater que les joueurs d'Alain Perrin se sont plus rapprochés d'un septième titre de champion de France que ceux de Laurent Blanc de leur premier depuis 1999.

Et le moins que l'on puisse dire est qu'il y a une logique dans cette hiérarchie : cette saison, les Girondins ont perdu les deux rencontres qui les ont opposés aux Rhodaniens. Micoud et les siens ne pourront pas prétexter qu'ils n'étaient pas prévenus. A l'aller, les Lyonnais avaient fait la différence dès l'entame de match en inscrivant deux buts en 22 minutes. Il en fallut cette fois-ci 24 à Mathieu Bodmer pour inscrire le second doublé de sa carrière... un mois après celui réalisé face à Sochaux. Et quels buts ! Le premier vint conclure un beau mouvement collectif. Au départ, il y eut une déviation de l'extérieur du pied de Benzema pour Fred qui décala Keita, préféré à Govou sur le coté droit; la passe de l'Ivoirien ne trouva pas preneur au centre de la surface mais Grosso sur le coté gauche dont le centre-tir tendu permit à l'ancien Lillois de tromper Ramé à bout portant (12e, 1 - 0). Le second réside tout entier dans le talent individuel du numéro 5 lyonnais. A l'entrée de la surface, d'un coup du sombrero, il effaça Alou Diarra avant d'ajuster le portier garonnais d'une reprise acrobatique (24e, 2 - 0).

La supériorité technique et collective des champions de France étouffait une formation bordelaise empruntée et incapable de se projeter dans la moitié de terrain lyonnaise. On voyait alors difficilement comment les Girondins pouvaient bien infléchir le cours de ce choc qui semblait leur échapper. Mais, cette saison, l'OL éprouve bien des difficultés sur coups de pied arrêtés. Après une frappe d'Alonso claquée par Coupet (30e), Wendel transperça ce dernier d'un coup franc à 20 mètres (35e, 2 - 1). Auteur d'un triplé il y a une semaine face au PSG, le Brésilien fut ensuite tout près de permettre aux siens de revenir à hauteur de leurs hôtes mais Coupet claqua sa tentative (42e).

Parenthèse au c½ur d'une rencontre dont l'OL aura maitrisé le rythme sans jamais donner l'impression de pouvoir être rejoint, l'alerte n'aura duré qu'un quart d'heure. Juste avant la pause, l'OL reprit les choses en main. La frappe de Kader Keita rasa le montant de Ramé (45e). A la retombée d'un coup franc de Juninho dévié par Diawara, Benzema envoya sa tête sur la transversale (47e). Ce n'était que partie remise pour l'international français qui profita d'un une-deux avec Fred pour inscrire son 17e but de la saison en Ligue 1 (50e, 3 - 1).

L'échappée belle fut de courte durée. Après une faute de Toulalan sur Chalmé, Cavenaghi réduisit le score sur penalty (60e, 3 - 2). Coupet dut ensuite s'employer pour sortir la tête puissante d'Alou Diarra (62e).
Pendant une demi-heure, les Rhodaniens demeurèrent à portée de fusil des Bordelais. Mais ces derniers ne parvinrent pas à enflammer la fin de rencontre et à faire peser sur l'arrière garde lyonnaise une véritable menace . La délivrance n'intervint qu'au bout des arrêts de jeu, lorsque Hatem Ben Arfa déborda sur l'aile gauche avant de centrer pour Kader Keita qui battit Ramé à bout portant pour inscrire son premier but de la saison en championnat (94e, 4 - 2).

Grâce à leur troisième succès consécutif en Ligue 1, les Lyonnais affichent un bilan 2008 identique à celui des Bordelais (19 points) mais l'ascendant psychologique est désormais nettement en faveur des champions de France. Et, même si tout est encore loin d'être joué pour le titre, même si Bordeaux, qui a connu ce soir un sérieux coup d'arrêt, peut encore, en cas de coup de pompe de l'OL, espérer le coiffer sur le fil, reconnaissons que c'est une bien belle opération qu'a réalisée le club rhodanien, de celles qui permettent de franchir le sommet détaché, juste avant la descente, au meilleur moment. S'il est encore trop tôt pour savoir si l'avance prise par les hommes d'Alain Perrin est définitive, la manière et l'autorité avec lesquelles ils ont dominé leur sujet, sorte de mise au point, laissera à n'en pas douter des traces. De chassés, les Lyonnais sont redevenus chasseurs. Ils regardent à nouveau devant eux. A la poursuite de leur septième sacre national

# Posté le lundi 10 mars 2008 04:39

Ligue des Champion Manchester United 1-0 Olympique Lyonnais... Encore une fois Lyon se loupe...

Ligue des Champion Manchester United 1-0 Olympique Lyonnais... Encore une fois Lyon se loupe...
Le but de Tevez à Gerland aura donc fait la différence. Les Mancuniens ont « simplement » réussi au match aller ce que les Lyonnais n'ont pas été capables d'accomplir au retour : marquer à l'extérieur. Au terme d'une double confrontation fermée, les hommes d'Alain Perrin quittent la Ligue des Champions au même stade que la saison passée.

Il y aura certainement des regrets dans les rangs lyonnais tant les Mancuniens ont semblé durant 180 minutes bien éloignés de l'invincible armada annoncée, de l'inarrêtable rouleau compresseur qui ne devait faire qu'une bouchée des leaders de la Ligue1. Avant le match retour, Grégory Coupet avait fait état de sa crainte de « prendre une valise » comme celle qu'avait ramenée la Roma de son voyage dans le « théâtre des rêves » il y a un an (7 – 1). Il n'en fut rien ; les Lyonnais se sont inclinés sur la plus étroite des marges (1 – 0), même si Rooney aurait pu faire « le break » en fin de match (76e et 87e).

Les Rhodaniens se savaient suffisamment armés pour inscrire au moins un but à Manchester. Mais Karim Benzema, repositionné au centre de l'attaque, ne fut jamais mis en bonne position ; Sidney Govou multiplia les retours défensifs diminuant d' autant sa présence en attaque ; à l'exception de deux coups francs lointains (50e et 86e), Juninho ne sembla jamais en mesure de faire la différence.
Au coup d'envoi, Alain Perrin avait décidé de se passer de Bodmer et Fred au profit de Källström et Ben Arfa. A charge pour ce dernier de se projeter rapidement vers l'avant et d'offrir de la vitesse au jeu offensif des Olympiens. A l'exception d'une frappe lointaine et non cadrée (8e), il n'en eut guère l'opportunité, les Lyonnais se montrant, durant près d'une heure de jeu, incapables de conserver le ballon et remonter le terrain. Sans ballons, (37% de possession de balle en première période), la fête est moins folle !

La multiplication d'imprécisions techniques conjuguée à un bloc-équipe bien trop bas accula les champions de France sur leur but. Problème, face à Rooney, Ronaldo et Nani, préféré à Tevez, tenir dans de telles conditions s'apparente à une gageure. Peu avant la mi-temps, la défense lyonnaise cafouilla un centre de Brown que Ronaldo récupéra aux six mètres avant de tromper Grégory Coupet d'une frappe du pied gauche (42e). Sans être immérité, l'avantage d'un but était flatteur pour des Mancuniens qui n'avaient jusqu'alors pas montré grand-chose. Ronaldo avait feinté Grosso mais trouvé Cris sur sa route (10e) ; Fletcher frappé au dessus (15e).

Coté Lyonnais, le bilan n'était guère plus riche. Dans un match pauvre en occasions, Källström avait inquiété Van der Sar d'une tentative puissante (29e). Surtout, au sortir d'un une-deux avec Benzema, Kader Keita avait frappé sur le poteau gauche du portier hollandais (74e).

Alors certes, il n'y a aucune honte à être éliminé par Manchester United en huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Pourtant, cette élimination laisse un goût amer, un sentiment d'impuissance. Les Mancuniens ont parfois donné l'impression de jouer à leur main, réduisant à la portion congrue les opportunités d'une jeune formation lyonnaise qui a certainement beaucoup appris de son cours d'anglais.

# Posté le mercredi 05 mars 2008 04:30